Cerveau hyper-actif ? Comment le mettre en pause

Le cerveau en bouillonnement, vous connaissez ? Avoir l’impression que les idées s’entrechoquent, que le cerveau est comme un hamster court dans sa roue, emporté par le rythme de sa course effrénée. 

De jour comme de nuit, le cerveau produit des idées. C’est son travail. Cela devient gênant quand les idées, les mêmes, tournent en boucle, ou s’enchainent comme un ricochet infini.

Alors, comment faire ? Arrêter de penser ? Même les plus grands méditants ne stoppent jamais cette production mentale.

La pensée est comparable au débit de l’eau : parfois, elle est aussi agitée qu’un torrent de montagne, avec un débit jaillissant. Parfois, elle est une rivière plus calme, voire un lac paisible. Comment parvenir à cet état de calme ?

La stratégie : quitter le monde des idées pour revenir au concret, en revenant à notre corps.

Se livrer à une activité qui implique le corps est une première piste : marcher, jardiner, chanter, courir, faire son ménage… Cela nous oblige à agir en posant son attention sur ce que l’on fait : le geste, la sensation du mouvement, etc.

A défaut d’arrêter de penser, demandons au cerveau de se poser sur une seule et unique chose : une activité physique, se concentrer sur la respiration, sur une musique…

Lorsque l’action n’est pas possible, ce peut être la respiration : ressentir le mouvement du buste qui suit l’inspiration et l’expiration. Ce peut être se concentrer sur nos sens : d’abord tout ce que nos yeux perçoivent, puis les oreilles, et ainsi de suite, jusqu’à la peau et les sensations de chaleur ou de fraicheur de l’air, celle des vêtements doux ou plus rêches, serrés ou plus amples, etc. Ce peut aussi être écouter une musique, observer un tableau, réciter un poème, une prière, un mantra : à chacun son truc.

Facile à dire, et moins à faire ? Tout le jeu méditatif consiste à accepter le mouvement de la pensée. Le cerveau poursuit son travail. Naturellement, viendra le moment où des pensées extérieures viendront troubler votre concentration. L’enjeu est de repérer cet instant où la pensée s’échappe pour ensuite revenir, sans jugement, à l’objet de concentration. Ce va-et-vient de l’esprit est un véritable sport olympique, le défi d’une vie. Plus on le pratique, plus on parvient à percevoir rapidement que l’esprit fait l’école buissonnière et plus vite on revient. Le secret, c’est d’abord d’accepter ce mouvement, et de se prêter à ce jeu de façon progressive : peut être deux ou trois minutes plusieurs fois dans la journée, puis quatre, puis cinq… Prêts à essayer ?

Florence Pécriaux, Sophrologue

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